Archive

Archives pour 09/2009

Spot.us : des articles financés par les internautes depuis un an

2677830431_0449715f1bLa presse de qualité a un prix : celui que sont prêts à payer ses lecteurs. C’est en partant de cette conviction que se lançait en 2008 spot.us, un site américain d’information en ligne qui fournit à ses internautes une plateforme leur permettant de proposer, choisir et financer des sujets de reportage et d’enquête. Après un an d’existence, l’heure est au premier bilan.

Lire la suite…

Des journalistes « wikiables »

L’une des principales innovations de Glifpix est d’introduire un « wiki » original sur un site d’information, (ce qui nous a valu d’être retenus parmi les projets lauréats du Web 2.0 du ministère français. ) Cette nouveauté soulève nombre d’interrogations pour le travail du journaliste, futur collaborateur de Glifpix, même une fois qu’il a compris le mode de fonctionnement de ce wiki.

Car même si les commentaires, critiques et contestations des lecteurs sont bien entrés dans les habitudes du journalisme web, l’idée de tenir compte de « corrections » qui s’affichent en temps réel peut être déstabilisante. Dès lors que la vérification et la précision des informations fournies pour toute production est une exigence évidente pour le journaliste-auteur comme pour la supervision éditoriale par l’équipe de Glifpix, les modifications proposées par le « wiki » peuvent être considérées comme une remise en question de la crédibilité du contenu.

C’est probablement une nouvelle attitude que seront amenés à adopter les journalistes de Glifpix puisque les propositions de correction et les commentaires feront la valeur ajoutée de leur production. La quantité de bulles rouges et vertes qui animeront les marges des articles seront les témoins de l’intérêt et du débat qu’il suscite parmi les lecteurs. Ces derniers seront autant de relecteurs, voire de rédacteurs en chef, qui soulignent, surlignent, annotent, corrigent et réécrivent.

Mais ce sera au journaliste d’accepter ou de rejeter ces modifications selon qu’elles contribuent ou pas à l’enrichissement et l’amélioration de sa production. Il garde donc toute sa responsabilité puisqu’il a le dernier mot.

L’information peut naître sur Internet

Tout lecteur peut dire du journal qu’il lit le plus régulièrement : « mon journal ». Journal national, les uns le parcourent le matin en buvant un café chez eux ou au comptoir ; d’autres aiment prendre le temps de s’y plonger le soir. Quotidien local, on y cherche les nouvelles de sa région, de sa ville ou de son canton. Ou bien c’est un hebdomadaire sur lequel on compte pour résumer l’essentiel de la vie politique, traiter un sujet de société, nous aider à choisir un livre, un film ou une émission de télévision, nous faire rire ou réfléchir avec des chroniques bien tournées.

Ce lien est-il en voie d’extinction ? La diffusion des journaux s’effrite, c’est sûr. Mais, sur Internet, l’attachement pour un média n’est pas moindre. On aime un site ou un blog – des sites ou des blogs – et on y revient parce qu’ils nous inspirent confiance, parce qu’ils parlent de ce qui nous intéresse, parce qu’ils sont bien informés, parce nous sommes plutôt d’accord avec leurs idées, parce qu’ils nous amusent, ou pour toutes ces raisons à la fois.

Il existe un second niveau d’association entre un média et ses usagers. C’est celui qu’ont développé, à certains moments de leur histoire, des journaux comme Le Monde, Le Nouvel Observateur ou Marianne. Pour une partie de leurs lecteurs, il s’agit de les soutenir, d’être des membres actifs de la communauté formée autour de ces titres qui, à leurs yeux, rendent service à la démocratie, aux citoyens, à la morale publique, à la vie des idées, à la culture.

Cherchant à faire naître une communauté de ce genre, nous voulons créer un lieu où puissent coopérer des journalistes, dont le métier est de chercher l’information, et des lecteurs désireux d’agir en soutenant des enquêtes, en proposant des sujets, en contribuant à la recherche dans leurs domaines de compétence. L’objectif est que ces enquêtes fassent parler d’elles sur d’autres sites ou des blogs, dans la presse écrite, à la radio et à la télévision.

Nous sommes de ceux qui pensent qu’Internet non seulement n’est pas “le tout-à-l’égout de la démocratie” , mais peut être plus qu’un espace de diffusion et de commentaire d’informations conçues et financées ailleurs. Une information neuve, solide et dérangeante peut aussi y éclore.

Categories: editorial Tags:

Glifpix lauréat de l’appel à projet web 2.0

Bravo Glifpix!

Parmi les quelques 340 projets présentés à l’appel à projets web 2.0 lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet, en juin dernier, 44 ont été élus heureux vainqueurs.

Et Glifpix est du nombre. Bravo à toute l’équipe !

Le dossier soumis au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie prévoit une version sémantique du wiki. L’idée est d’ajouter, au projet de wiki actuel, des modules sémantiques qui permettent d’extraire en temps réel le champ lexical du débat en cours sur le site web, et de le comparer au champ lexical du débat sur le web en général. En résumé, l’internaute pourra, en temps réel, comparer l’évolution d’un débat sur le web avec l’évolution de ce même débat sur le site précis où il se trouve.

Exalead, Jamespot, Bayard-Presse et Bearstech sont nos partenaires dans cette aventure de wiki sémantique. Merci et bravo à eux, pour leurs contributions au dossier qui nous ont permis de gagner !

En avant toute maintenant, pour concrétiser ce beau projet technologique, au service d’une meilleure information collaborative.

Categories: news, wiki Tags: ,

Dans l’attente des sujets inattendus

Les idées de sujets originaux et intéressants des journalistes ou des utilisateurs sont au coeur du projet de glifpix. Ce qui nous rassure c’est que le potentiel est immense et qu’il est surtout incontesté puisque les premières réactions à notre projet confirment la curiosité et la frustration des internautes pour de nouvelles “histoires” dans le sens anglais”stories”.  L’offre est pourtant  déjà considérable sur les sites d’info comme dans les autres médias, surtout pour ceux qui ont accès à plus d’une langue. Nous sommes impatients de voir s’exprimer les premières propositions de journalistes imaginatifs et les désirs de lecteurs assoifés d’informations mais quelle agréable attente !

Le journalisme a un prix

Le dogme de la gratuité de l’information sur Internet commence à être sérieusement contesté. Il y a un mois, Rupert Murdoch, propriétaire du groupe News Corp., qui a perdu 3,4 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) en 2008, a annoncé que les sites Internet de ses journaux actuellement gratuits deviendront payants à l’été 2010. Il entend aligner, notamment, les titres qu’ils possède au Royaume-Uni (The Times, The Sun, News of the World) sur sa plus belle acquisition aux Etats-Unis, le Wall Street Journal, dont l’essentiel n’est accessible en ligne que sur abonnement. « Le journalisme de qualité coûte de l’argent », a-t-il dit.

A présent, Google soumet à l’Association des journaux des Etats-Unis un système de paiement en ligne. L’information, révélée par le site de la Nieman Foundation – une fondation consacrée à l’étude et au progrès du journalisme à l’Université Harvard – est d’autant plus intéressante que les rapports entre le géant de Mountain View et les producteurs d’information sont notoirement exécrables. Google News est en effet accusé d’exploiter les sites des médias sans rien payer. Les responsables du moteur de recherche répondent que leur affichage est à l’origine d’une part importante du trafic dont ces médias bénéficient.

Ce que Google propose maintenant ressemble à l’offre de Journalism Online, qui a mis au point un système de paiement soit à l’article, soit par « pass » d’une journée, soit par abonnement mensuel ou annuel, pour les sites des journaux. Le principe est toujours le même : le journalisme est une activité professionnelle qui a un coût ; ce qu’il produit doit donc avoir un prix.

Categories: news Tags: , , ,

Not only in French

Based in Paris and initiated by a French team, glifpix is keen however on becoming a global news platform. Not only shall we give World news top priority in our editorial offer but we also welcome the participation of journalists from all countries. Reporters, editors, photographers, video and web journalists willing to join us can contact us through this blog. English, French and Arabic are the languages we are able to deal with from the start, and we eventually hope to extend to other languages later.

Ouverture du chantier

La confiance dans notre projet Glifpix nous pousse à l’audace même d’entamer sa construction sans l’entourer des palissades qui cachent habituellement les chantiers.

Ce blog, dédié à la progression des travaux de notre site d’information veut en témoigner.

Jour après jour, nous allons partager avec  les futurs collaborateurs de Glifpix, journalistes et souscripteurs, nos réflexions et nos actions pour la mise en place de cette plateforme qu’ils feront vivre.

Une démarche toute naturelle dès lors que la collaboration est au cœur de notre projet éditorial et de notre modèle économique.

Nous voulons créer un site d’information véritablement innovant, pour ses auteurs comme pour ses utilisateurs.

Revaloriser le travail des journalistes et réveiller l’intérêt des lecteurs passe par une plateforme entièrement pensée pour le web. En profitant de l’interactivité du savoir partagé et de la séduction des technologies visuelles, nous pourrions donner de nouvelles ambitions à l’information.

C’est à partir de là que notre projet a commencé à mûrir et qu’il va grandir. Nous comptons sur vous pour participer à sa croissance.

Categories: news Tags: , ,

Comment marche Glifpix ?

Cas pratique d’une production Glifpix :

B. journaliste à Delhi propose un reportage sur « Les attentats de Mumbai un an après : quelle est la force du terrorisme islamiste en Inde ».  Il se propose de le réaliser dans un délai de 15 jours, avec un texte d’environ 3000 signes, une interview vidéo et des photos, pour le prix de 650 Euros.

La proposition de Marc est précisée et discutée avec le responsable éditorial de Glifpix, puis mise en ligne comme pitch sur le site.

Claire G,  première lectrice intéressée annonce qu’elle est prête  à mettre 15 Euros pour la réalisation de ce reportage. Un deuxième souscripteur engage 10 Euros, un 3ème… etc.

Le compteur affiche en dessous du pitch la somme atteinte et le reste à financer. Et ce, jusqu’au financement total.

Marc B. réalise alors son reportage et le soumet au responsable éditorial de Glifpix pour relecture, modification, ajustement et validation.

Le contenu est publié sur la plateforme.

Umran, conteste une information de l’article. Il introduit sa proposition de correction dans le wiki. Marc B. accepte la modification ou la rejette en confirmant son info.

Categories: news Tags: ,

Propublica ou le journalisme au service du citoyen

Une formule peu pratiquée en France est, aux Etats-Unis, celle de la fondation, qui finance ses activités grâce aux revenus d’une dotation en capital. C’est ainsi que vit depuis un peu plus d’un an ProPublica, une rédaction d’une trentaine de journalistes dirigée par d’anciens cadors du Wall Street Journal et du New York Times.

Herbert et Marion Sandler, milliardaires démocrates de San Francisco, ont ait fortune avec la Golden West Financial, une caisse d’épargne et de crédit qu’ils ont vendue royalement en 2006. La Sandler Foundation, dotée par eux de 1,3 milliard de dollars (900 millions d’euros), fournit l’essentiel du capital de ProPublica.

Cette news organization à but non lucratif se spécialise dans le journalisme d’investigation. Ses articles peuvent être reproduits gratuitement par les journaux. Ils sont consultables sur son site. Des partenariats associent des journalistes de ProPublica et d’un média (Los Angeles Times, CBS, Slate…) sur une enquête.

ProPublica entretient aussi une veille citoyenne sur certains sujets, comme l’emploi des fonds du plan de relance de 787 milliards de dollars, adopté en février. Des correspondants locaux bénévoles participent à ce contrôle.