Le développement d’une première version du site web de Glifpix est lancé. Il se présentera comme une plateforme d’innovation ouverte, à la fois technologique et éditoriale pour tester in vivo de nouvelles façons de produire de l’information, mais aussi des nouveaux business modèles et des nouvelles technologies.
Evoluant en permanence, pour se centrer sur « ce qui marche », le projet Glifpix veut déceler les nouvelles opportunités de marché pour s’y positionner avec pragmatisme et flexibilité.
Dans sa première version, la plateforme Glifpix s’attachera donc à :
• tester des nouveaux business modèles et en premier lieu le financement de contenus éditoriaux par souscription de lecteurs et/ou de médias.
• montrer le savoir-faire et l’utilité des technologies développées par Glifpix en testant tout d’abord premier lieu une version simplifiée du « wiki » de Glifpix
• agréger une communauté de médias, journalistes, lecteurs, développeurs et designers pour qu’ils participent à son fonctionnement.
Cette démarche prospective permettra non seulement à Glifpix de développer efficacement sa plateforme éditoriale mais profitera sans doute aux débats comme aux résultats des autres expériences des médias en ces temps de grande mutation.
Coup de chance ou cas d’école ? L’histoire est à suivre en tout cas. La publication par le New York Times du reportage d’une journaliste free lance sur une décharge d’ordures dans le Pacifique, financé grâce aux dons des souscripteurs sur la plateforme de Spot.US provoque un intérêt compréhensible dans les milieux des médias en ligne. Il retient tout naturellement notre attention pour Glifpix qui s’est inspiré au départ du modèle précurseur de Spot.US lancé en Californie il y a plus d’un an pour le financement de reportages par la communauté des lecteurs. Plusieurs éléments que l’on peut découvrir dans le petit débat sur la page poynter.org méritent qu’on s’attarde sur l’exemple : le coût relativement élevé du reportage en question : 6 000$-US, la souscription substantielle par une seule donatrice : 2000$ de la célèbre comédienne américaine Bette Midler, la ténacité de la journaliste Lindsey Howshaw qui après avoir essuyé le refus du NYT de contribuer aux frais de son travail, s’est tourné vers Spot.Us pour appeler aux dons et a réussi son essai. Ces indices nous confortent dans l’idée que certains utilisateurs sont prêts à payer pour une information qui leur plait ou leur manque. « Seeking new ways to pay for news », comme le dit un professionnel de la presse américaine rejoint notre travail sur Glifpix qui veut contribuer à cette recherche.