Le business modèle
Nous partons du constat suivant : ni la publicité, ni les abonnements ne parviennent, actuellement, à financer une rédaction qui produit des articles de qualité.
En nous inspirant de l’expérience réussie, lancée par David Cohn aux Etats-Unis (www.spot.us), nous proposons de tester un business modèle nouveau, basé sur la souscription.
L’idée est de créer un lien fort entre les journalistes et ses lecteurs, et d’appliquer à la presse le modèle de mise en relation directe entre offreurs et demandeurs, qui fonctionne si bien sur le web.
Les journalistes et les lecteurs proposent des sujets d’articles / vidéos / sons / web-reportages, sous forme de pitchs (pour les journalistes) / et de souhaits (pour les lecteurs).
Les lecteurs financent les sujets proposés, en misant dessus. Les lecteurs qui ont misé sur un sujet in fine financé intégralement, reçoivent des « tickets d’influence » qui leur permettent d’influencer la ligne éditoriale quotidienne du site, en votant pour des sujets de synthèse qui seront traités gratuitement par la rédaction.
Les articles, vidéos, sons, web-reportages de glifpix sont publiés sous licence creative commons « pas d’usage commercial, paternité », et lisibles par tous.
Les entreprises de média peuvent acheter des articles, vidéos, web-reportages, sons, en cours de financement. Dans ce cas, les lecteurs qui ont commencé à financer l’article récupèrent intégralement leur mise initiale. Les travaux ainsi achetés deviennent propriété de l’entreprise qui les a achetés. Une copie est publiée sur le site de Glifpix.
La plate-forme se rémunère grâce à une commission correspondant à 20% du prix de l’article, vidéo, web-reportage ou son. Cette rémunération représente la mise en relation, et le travail d’édition (coaching du journaliste en tant que de besoin, relecture de son travail…) fait par la rédaction de Glifpix.
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Je trouve cette explication claire, mais pour moi il y a un gros oubli.
En effet, un internaute qui a décidé de financer un projet devrait lui aussi se voir rétribuer en cas de vente à un journal !
Si je comprends bien, un reportage ne peut commencer sans l’apport de fond par les internautes… Pourquoi ne profitent-ils pas des bénéfices obtenus lors de sa vente (le journaliste et l’éditeur ayant déjà été rémunéré par les internautes) ?
C’est un bon point que vous mentionnez là, et une excellente idée. Je ne suis pas juriste, mais il me semble que cela pose toutefois des problèmes au niveau des copyrights, même si les articles sont en creative commons. Je vais creuser ce point.
Je ne suis pas certain que la potentielle part de revenus qui reviendrait à l’internaute soit suffisamment élevée pour réellement être LE moteur de la motivation. J’ai l’impression que l’on parle de quelques euros, pour un volet d’affaires se comptant en quelques centaines de projets par an (hypothèse haute, cf. le volume bien inférieur traité par spot.us). Pas de quoi devenir un patron de presse 2.0… beaucoup de raisons de devenir un lecteur impliqué en revanche.
@1oeilsurlaphoto
La remarque me semble pertinente, en effet, si la suggestion vient d’un lecteur potentiel et pas d’un éditeur certain.
@helene.huby
Ne serait-il pas possible d’envisager, sur la commission de 20 %, une part revenant à l’Internaute (ou aux…) qui propose(nt) le sujet ? Ou, si cet Internaute est intéressé par une diffusion (intégrale) sur son site ou blogue, une autorisation de diffusion sans délai ni embargo, en même temps que le contributeur financier ?
Je n’ai pas encore pris le temps de tout lire, arrivant ici un peu par hasard, intrigué par un «follower» nouveau sur mon twitter, qui s’avérait être un confrère.
@Fabien
oups!
légère méprise… c’était glipfix qui s’était mis à me suivre sur twitter.
Merci de cette réponse.
Hâte de connaître le résultat de vos recherches.
@Pierre-Yves
Je reste à penser que si les revenus engendrés dépassent le montant du financement des internautes… une rémunération est légitime. Ce n’est effectivement pas LE moteur de la motivation de l’internaute, mais je suis persuadé que c’est ce qui le fera réitérer l’expérience (même sur un sujet qui le passionnerait moins !).
Le vrai souci que je peux y voir, c’est que seuls les sujets “bankable” voient le jour… Ce qui ne ressemble pas à la philosophie de Glifpix ! Mais avec de bonnes règles éditoriales, ce problème peut être dépassé.
Pour la rémunération éventuelle des internautes (en cas de revente de l’article commandé) :
pourquoi ne pas faire un système “d’avoir” (ou de “bons”, de “points” …) permettant à l’internaute de financer en partie un autre article à l’aulne du succès qu’aura eu son sujet ?
En tous cas, je trouve l’initiative très intéressante, et j’espère qu’elle pourra être viable en France.
Bonne chance!
Merci de vos encouragements et de votre proposition. Nous avons déjà songé à un système de “jetons” pour nos lecteurs, mais pour des droits de vote. Pourquoi pas aussi comme bonus. Nous pourrions l’envisager.
A bientôt,
Hala Kodmani